sâmbătă, 6 noiembrie 2010
La mesure du taux de glucose sans piqûre
Un nouvel instrument de mesure de la glycémie par ondes électromagnétiques pourrait épargner aux diabétiques un examen agressif et contraignant.
Pour déterminer leur taux de glucose, les diabétiques doivent, au moins trois fois par jour, prélever une goutte de sang à l’extrémité d’un doigt puis introduire l’échantillon dans un glucomètre. Souvent, un second test est nécessaire pour confirmer le premier. Cette méthode invasive ne sera peut-être bientôt plus qu'un souvenir. En effet, des chercheurs de l’université Baylor (Waco, Texas) développent actuellement un appareil qui effectue cette mesure au moyen d’ondes électromagnétiques, par simple contact. Ce progrès est plus qu'un gain en confort. « Beaucoup de patients ne se surveillent pas en raison de la douleur de la piqûre. Il y a là un moyen potentiel d’améliorer leur situation », estime John Buse, président de l’American Diabetes Association.
Le capteur se présente comme une petite antenne en spirale ressemblant aux circuits des antivols autocollants utilisés dans les commerces. Celle-ci émet et reçoit un faible flux de micro-ondes, dont les caractéristiques se modifient lorsque le patient y appose son pouce. Le système analyse cette influence pour en déduire le taux de glucose. Randall Jean, de l'équipe de recherche à l'origine de cet appareil, précise que les variations enregistrées ne correspondent pas exclusivement au glucose, mais sont également générées par les autres composants de la peau, sang, muscles et graisse. La difficulté est donc d'extraire le signal dû au glucose de tous les autres. Le large spectre de micro-ondes mis en œuvre dans le dispositif permet cette discrimination.
De premiers essais très concluants
Le capteur est toujours au stade du développement, et le prototype a été testé sur cinq volontaires au cours de 15 séries d’essais. Pour cela, les chercheurs ont effectué des moules en matière plastique du pouce de chacun d’entre eux et ont réalisé des guides personnalisés afin de garantir que les cobayes aient bien positionné leur doigt sur le capteur. Un indicateur de pression a été intégré afin de déterminer les conditions de contact optimales. Les patients ont été aussi invités à effectuer un test comparatif au moyen d’un glucomètre traditionnel.
Cette première série d’essais s’est révélée prometteuse. Les résultats sont en effet très proches de ceux indiqués par des glucomètres conventionnels. L’équipe doit désormais déterminer l'efficacité et la répétabilité sur un plus grand nombre de personnes. De plus, les volontaires de ce premier essai présentaient un taux de glucose normal, tandis qu’une nouvelle batterie de tests, effectués cette fois en milieu hospitalier, concerneront des personnes atteintes de diabète, à la glycémie très variable.
Ce procédé permet une avancée importante en ce qu’il permet une mesure continue du taux de glucose. Les moyens traditionnels, eux, ne fournissent qu’une donnée ponctuelle et ne permettent pas de détecter des fluctuations brèves, qui peuvent pourtant être significatives. L’appareil pourrait aussi se retrouver en libre-service dans
Dr karol Chami
La mesure du taux de glucose sans piqûre
Un nouvel instrument de mesure de la glycémie par ondes électromagnétiques pourrait épargner aux diabétiques un examen agressif et contraignant.
Pour déterminer leur taux de glucose, les diabétiques doivent, au moins trois fois par jour, prélever une goutte de sang à l’extrémité d’un doigt puis introduire l’échantillon dans un glucomètre. Souvent, un second test est nécessaire pour confirmer le premier. Cette méthode invasive ne sera peut-être bientôt plus qu'un souvenir. En effet, des chercheurs de l’université Baylor (Waco, Texas) développent actuellement un appareil qui effectue cette mesure au moyen d’ondes électromagnétiques, par simple contact. Ce progrès est plus qu'un gain en confort. « Beaucoup de patients ne se surveillent pas en raison de la douleur de la piqûre. Il y a là un moyen potentiel d’améliorer leur situation », estime John Buse, président de l’American Diabetes Association.
Le capteur se présente comme une petite antenne en spirale ressemblant aux circuits des antivols autocollants utilisés dans les commerces. Celle-ci émet et reçoit un faible flux de micro-ondes, dont les caractéristiques se modifient lorsque le patient y appose son pouce. Le système analyse cette influence pour en déduire le taux de glucose. Randall Jean, de l'équipe de recherche à l'origine de cet appareil, précise que les variations enregistrées ne correspondent pas exclusivement au glucose, mais sont également générées par les autres composants de la peau, sang, muscles et graisse. La difficulté est donc d'extraire le signal dû au glucose de tous les autres. Le large spectre de micro-ondes mis en œuvre dans le dispositif permet cette discrimination.
De premiers essais très concluants
Le capteur est toujours au stade du développement, et le prototype a été testé sur cinq volontaires au cours de 15 séries d’essais. Pour cela, les chercheurs ont effectué des moules en matière plastique du pouce de chacun d’entre eux et ont réalisé des guides personnalisés afin de garantir que les cobayes aient bien positionné leur doigt sur le capteur. Un indicateur de pression a été intégré afin de déterminer les conditions de contact optimales. Les patients ont été aussi invités à effectuer un test comparatif au moyen d’un glucomètre traditionnel.
Cette première série d’essais s’est révélée prometteuse. Les résultats sont en effet très proches de ceux indiqués par des glucomètres conventionnels. L’équipe doit désormais déterminer l'efficacité et la répétabilité sur un plus grand nombre de personnes. De plus, les volontaires de ce premier essai présentaient un taux de glucose normal, tandis qu’une nouvelle batterie de tests, effectués cette fois en milieu hospitalier, concerneront des personnes atteintes de diabète, à la glycémie très variable.
Ce procédé permet une avancée importante en ce qu’il permet une mesure continue du taux de glucose. Les moyens traditionnels, eux, ne fournissent qu’une donnée ponctuelle et ne permettent pas de détecter des fluctuations brèves, qui peuvent pourtant être significatives. L’appareil pourrait aussi se retrouver en libre-service dans
Dr karol Chami
La mesure du taux de glucose sans piqûre
Un nouvel instrument de mesure de la glycémie par ondes électromagnétiques pourrait épargner aux diabétiques un examen agressif et contraignant.
Pour déterminer leur taux de glucose, les diabétiques doivent, au moins trois fois par jour, prélever une goutte de sang à l’extrémité d’un doigt puis introduire l’échantillon dans un glucomètre. Souvent, un second test est nécessaire pour confirmer le premier. Cette méthode invasive ne sera peut-être bientôt plus qu'un souvenir. En effet, des chercheurs de l’université Baylor (Waco, Texas) développent actuellement un appareil qui effectue cette mesure au moyen d’ondes électromagnétiques, par simple contact. Ce progrès est plus qu'un gain en confort. « Beaucoup de patients ne se surveillent pas en raison de la douleur de la piqûre. Il y a là un moyen potentiel d’améliorer leur situation », estime John Buse, président de l’American Diabetes Association.
Le capteur se présente comme une petite antenne en spirale ressemblant aux circuits des antivols autocollants utilisés dans les commerces. Celle-ci émet et reçoit un faible flux de micro-ondes, dont les caractéristiques se modifient lorsque le patient y appose son pouce. Le système analyse cette influence pour en déduire le taux de glucose. Randall Jean, de l'équipe de recherche à l'origine de cet appareil, précise que les variations enregistrées ne correspondent pas exclusivement au glucose, mais sont également générées par les autres composants de la peau, sang, muscles et graisse. La difficulté est donc d'extraire le signal dû au glucose de tous les autres. Le large spectre de micro-ondes mis en œuvre dans le dispositif permet cette discrimination.
De premiers essais très concluants
Le capteur est toujours au stade du développement, et le prototype a été testé sur cinq volontaires au cours de 15 séries d’essais. Pour cela, les chercheurs ont effectué des moules en matière plastique du pouce de chacun d’entre eux et ont réalisé des guides personnalisés afin de garantir que les cobayes aient bien positionné leur doigt sur le capteur. Un indicateur de pression a été intégré afin de déterminer les conditions de contact optimales. Les patients ont été aussi invités à effectuer un test comparatif au moyen d’un glucomètre traditionnel.
Cette première série d’essais s’est révélée prometteuse. Les résultats sont en effet très proches de ceux indiqués par des glucomètres conventionnels. L’équipe doit désormais déterminer l'efficacité et la répétabilité sur un plus grand nombre de personnes. De plus, les volontaires de ce premier essai présentaient un taux de glucose normal, tandis qu’une nouvelle batterie de tests, effectués cette fois en milieu hospitalier, concerneront des personnes atteintes de diabète, à la glycémie très variable.
Ce procédé permet une avancée importante en ce qu’il permet une mesure continue du taux de glucose. Les moyens traditionnels, eux, ne fournissent qu’une donnée ponctuelle et ne permettent pas de détecter des fluctuations brèves, qui peuvent pourtant être significatives. L’appareil pourrait aussi se retrouver en libre-service dans
Dr karol Chami
duminică, 31 octombrie 2010
Les traitements anti-âge
Des soins rajeunissants aux lasers repulpants, un survol des solutions pour paraître quelques années de moins sans passer sous le bistouri.
Traitements anti-âge: les cosméceutiques
À cheval entre les cosmétiques, qui embellissent la peau en surface, et les médicaments vendus sur ordonnance, ces produits en vente libre ont un effet réel sur les rides et le relâchement cutané. Voici les principaux actifs.
1. Acide glycolique
C’est quoi: un acide alpha-hydroxylé (AHA) dérivé de la canne à sucre qui possède une molécule suffisamment petite pour pénétrer dans la peau.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides et des taches pigmentaires et élimine les cellules mortes.
Concentration recommandée: 8 %.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides et des taches pigmentaires et élimine les cellules mortes.
Concentration recommandée: 8 %.
2. Acide l-ascorbique
C’est quoi: un acide organique, aussi connu sous le nom de vitamine C, qui présente des propriétés antioxydantes.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides, améliore la fermeté de la peau et lutte contre les radicaux libres.
Concentration recommandée: 5 %.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides, améliore la fermeté de la peau et lutte contre les radicaux libres.
Concentration recommandée: 5 %.
3. Matrixyl
C’est quoi: une microprotéine de la famille des peptides qui imite le processus naturel de régénération de la peau.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides, améliore l’élasticité et la fermeté de la peau et stimule la production de collagène.
Concentration recommandée: 3 %.
Efficacité: Diminue l’apparence des rides, améliore l’élasticité et la fermeté de la peau et stimule la production de collagène.
Concentration recommandée: 3 %.
4. Rétinaldéhyde
C’est quoi: un dérivé de la vitamine A toléré par les peaux sensibles qui travaille à la relance du renouvellement cellulaire.
Efficacité: Réduit l’apparence des rides et des taches pigmentaires, tonifie la peau et améliore l’éclat du teint.
Concentration recommandée: 0,5 %.
Efficacité: Réduit l’apparence des rides et des taches pigmentaires, tonifie la peau et améliore l’éclat du teint.
Concentration recommandée: 0,5 %.
Traitements anti-âge: les produits sur ordonnance
Ils renferment des ingrédients considérés comme trop puissants pour être offerts en vente libre. Après un examen attentif, le médecin pourra déterminer la tolérance de notre peau et nous prescrire la concentration adéquate.
1. Trétinoïne
C’est quoi: un médicament à base de vitamine A acide initialement utilisé pour traiter l’acné et maintenant reconnu par Santé Canada pour ses propriétés anti-âge.
Efficacité: Estompe les rides et les taches pigmentaires, affine le grain de la peau et raffermit l’épiderme. «Des études histologiques, où on a effectué une biopsie de la peau avant et après l’application de la crème, ont montré qu’il y a plus de collagène dans le derme après utilisation sur une période de 6 à 12 mois», confirme le Dr Khanna.
Effets secondaires: faible tolérance des peaux rosacées ou couperosées et risque d’irritation et de desquamation.
Efficacité: Estompe les rides et les taches pigmentaires, affine le grain de la peau et raffermit l’épiderme. «Des études histologiques, où on a effectué une biopsie de la peau avant et après l’application de la crème, ont montré qu’il y a plus de collagène dans le derme après utilisation sur une période de 6 à 12 mois», confirme le Dr Khanna.
Effets secondaires: faible tolérance des peaux rosacées ou couperosées et risque d’irritation et de desquamation.
2. Tazarotène
C’est quoi: un médicament de la famille des rétinoïdes utilisé pour traiter le photovieillissement (induit par le soleil).
Efficacité: Atténue les rides et les taches pigmentaires, restaure l’éclat du teint et affine le grain de la peau.
Effets secondaires: risque de sensations de brûlure à l’application ainsi que de rougeurs, de desquamation et de démangeaisons.
Efficacité: Atténue les rides et les taches pigmentaires, restaure l’éclat du teint et affine le grain de la peau.
Effets secondaires: risque de sensations de brûlure à l’application ainsi que de rougeurs, de desquamation et de démangeaisons.
À noter: on doit utiliser les crèmes à base de trétinoïne et de tazarotène pendant environ 12 mois avant de voir des effets notables sur la peau.
Les anti-âge du futur
Récemment, le domaine médical a vu plusieurs avancées du côté des soins anti-âge disponibles en clinique. «Comme le PRP (plasma riche en plaquettes), un traitement qui consiste à prélever un peu de sang du patient pour en augmenter la concentration en plaquettes avant de le réinjecter dans la peau pour stimuler son auto-guérison, précise le Dr Stephen Mulholland, chirurgien esthétique. Résultat? La peau se régénère et se raffermit, et les rides s’estompent. Il y a aussi un Botox topique qui, selon de récents essais cliniques, semble très prometteur pour traiter les pattes-d’oie des patients phobiques des aiguilles.» Il faudra par contre patienter quelques mois avant que ces formules soient offertes partout au pays.
Médecine esthétique: les injections
La médecine esthétique propose actuellement deux types d’injections: les relaxants musculaires et les remplisseurs.
Relaxants musculaires
Comme le nom l’indique, leur but est de détendre les muscles responsables des rides d’expression afin d’inhiber leurs contractions.
1. Toxine botulique
C’est quoi: une protéine dérivée d’une bactérie purifiée qui a un effet relaxant temporaire sur les muscles. Sur le marché, il y a le Botox et, depuis peu, Dysport.
Comment ça se passe: À l’aide d’une aiguille très fine, le médecin pratique une série d’injections à faible dose directement dans le muscle.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Diminue visiblement l’apparence des rides du front et de la glabelle (entre les sourcils) ainsi que les pattes-d’oie.
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflures.
Durée: de 4 à 6 mois.
Comment ça se passe: À l’aide d’une aiguille très fine, le médecin pratique une série d’injections à faible dose directement dans le muscle.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Diminue visiblement l’apparence des rides du front et de la glabelle (entre les sourcils) ainsi que les pattes-d’oie.
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflures.
Durée: de 4 à 6 mois.
Remplisseurs
On les utilise pour remplir les contours du visage. Le Dr Mark Samaha, chirurgien plastique facial, explique: «Avec le temps, la peau perd son élasticité et tombe, créant ainsi des bajoues et des rides dans le cou. On note aussi une perte de tissus graisseux qui creuse le visage et vieillit énormément. D’où la popularité des remplisseurs.» À noter que plusieurs seringues sont parfois nécessaires pour traiter une région donnée.
1. Acide hyaluronique
C’est quoi: une molécule présente dans l’organisme qu’on emploie pour remplir les rides et les creux du visage. Il existe divers produits à la texture plus ou moins visqueuse et aux propriétés différentes, comme Restylane, Juvéderm, Esthelis et le petit nouveau, Voluma.
Comment ça se passe: Le gel est injecté dans le derme par micro-points d’injection. Biodégradable, il s’épuise naturellement au bout de quelques mois.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique ou par injection.
Efficacité: Comble immédiatement les rides des coins de la bouche au menton (ce qu’on appelle la marionnette), les plis nasolabiaux (du nez à la bouche), les pattes-d’oie et les creux du visage (joues, cernes, etc.).
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure, Durée: de 6 à 12 mois; plus de 12 mois pour Voluma.
Comment ça se passe: Le gel est injecté dans le derme par micro-points d’injection. Biodégradable, il s’épuise naturellement au bout de quelques mois.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique ou par injection.
Efficacité: Comble immédiatement les rides des coins de la bouche au menton (ce qu’on appelle la marionnette), les plis nasolabiaux (du nez à la bouche), les pattes-d’oie et les creux du visage (joues, cernes, etc.).
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure, Durée: de 6 à 12 mois; plus de 12 mois pour Voluma.
2. Acide l-polylactique
C’est quoi: un produit semi-permanent fait d’un polymère biodégradable initialement utilisé pour les sutures. Il donne du volume à de grandes portions du visage. Sculptra est le plus courant.
Comment ça se passe: L’acide est injecté aux endroits en perte de volume et agit au fil des semaines en stimulant la production de nouveau collagène.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Comble les creux du visage (joues, tempes, cernes, etc.).
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure.
Durée: 2 ans
Comment ça se passe: L’acide est injecté aux endroits en perte de volume et agit au fil des semaines en stimulant la production de nouveau collagène.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Comble les creux du visage (joues, tempes, cernes, etc.).
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure.
Durée: 2 ans
3. Hydroxyapatite de calcium
C’est quoi: un constituant minéral fabriqué par l’organisme et utilisé pour donner du volume aux contours du visage. Le plus connu est Radiesse.
Comment ça se passe: Le gel est injecté dans le derme profond aux endroits en perte de volume. Il agit en stimulant la production de nouveau collagène.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Comble les rides de la glabelle et de la marionnette, les plis naso-labiaux et la perte de volume au menton ou aux pommettes.
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure.
Comment ça se passe: Le gel est injecté dans le derme profond aux endroits en perte de volume. Il agit en stimulant la production de nouveau collagène.
Niveau de douleur: moyen. La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Comble les rides de la glabelle et de la marionnette, les plis naso-labiaux et la perte de volume au menton ou aux pommettes.
Effets secondaires: risque d’ecchymoses, de rougeurs et d’enflure.
Durée: de 2 à 3 ans
Médecine esthétique: les thérapies anti-âge
Du laser aux ultrasons, en passant par la radiofréquence, voici les thérapies les plus utilisées en médecine esthétique pour contrer le vieillissement cutané.
1. Laser ablatif fractionné
C’est quoi: un appareil (CO2, Erbium) émettant des microfaisceaux qui pénètrent dans le derme pour permettre son renouvellement.
Comment ça se passe: À l’aide d’un instrument passé sur la peau, le laser pénètre dans le derme pour créer un effet thermique microscopique qui détruit une partie des cellules sans toucher aux tissus environnants. Le but? Déclencher un processus naturel de cicatrisation pour stimuler la production de collagène.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Raffermit et améliore la texture de la peau (rides, cicatrices, taches pigmentaires).
Effets secondaires: rougeurs et enflure temporaires.
Nombre de séances: 1 ou 2, à intervalles de 8 à 12 semaines (CO2); 3 à 5, à intervalles de 4 à 6 semaines (Erbium).
Comment ça se passe: À l’aide d’un instrument passé sur la peau, le laser pénètre dans le derme pour créer un effet thermique microscopique qui détruit une partie des cellules sans toucher aux tissus environnants. Le but? Déclencher un processus naturel de cicatrisation pour stimuler la production de collagène.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Raffermit et améliore la texture de la peau (rides, cicatrices, taches pigmentaires).
Effets secondaires: rougeurs et enflure temporaires.
Nombre de séances: 1 ou 2, à intervalles de 8 à 12 semaines (CO2); 3 à 5, à intervalles de 4 à 6 semaines (Erbium).
2. Radiofréquences
C’est quoi: un appareil (Accent, Thermage) émettant des radiofréquences dans les couches profondes du derme pour stimuler la production de collagène et raffermir le visage.
Comment ça se passe: Au contact de l’instrument avec la peau, le collagène se resserre, créant une sensation de chaleur intense apaisée par refroidissement avant, pendant et après chaque émission d’ondes.
Niveau de douleur: faible (Accent) et moyen à élevé (Thermage). La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Remodèle progressivement les contours du visage sur une période de 4 à 6 mois, raffermit la peau et diminue l’apparence des rides.
Effet secondaire: rougeur temporaire.
Nombre de séances: 1 ou 2, à intervalles de 5 à 6 mois (Thermage); 5 à 10, à intervalles de 2 à 4 semaines (Accent).
Comment ça se passe: Au contact de l’instrument avec la peau, le collagène se resserre, créant une sensation de chaleur intense apaisée par refroidissement avant, pendant et après chaque émission d’ondes.
Niveau de douleur: faible (Accent) et moyen à élevé (Thermage). La solution: une anesthésie topique.
Efficacité: Remodèle progressivement les contours du visage sur une période de 4 à 6 mois, raffermit la peau et diminue l’apparence des rides.
Effet secondaire: rougeur temporaire.
Nombre de séances: 1 ou 2, à intervalles de 5 à 6 mois (Thermage); 5 à 10, à intervalles de 2 à 4 semaines (Accent).
3. Ultrasons
C’est quoi: un appareil (Ulthera) qui utilise l’énergie des ultrasons pour raffermir la peau uniformément en stimulant la production de collagène.
Comment ça se passe: Un applicateur diffuse des ultrasons dans les différentes couches de la peau afin de provoquer par réaction thermique les mécanismes de rajeunissement de notre peau.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Raffermit graduellement le visage sur une période de 2 à 3 mois.
Effets secondaires: légère rougeur ou enflure temporaires.
Nombre de séances: 1 à 3, à intervalles de 2 à 6 mois.
Comment ça se passe: Un applicateur diffuse des ultrasons dans les différentes couches de la peau afin de provoquer par réaction thermique les mécanismes de rajeunissement de notre peau.
Niveau de douleur: faible.
Efficacité: Raffermit graduellement le visage sur une période de 2 à 3 mois.
Effets secondaires: légère rougeur ou enflure temporaires.
Nombre de séances: 1 à 3, à intervalles de 2 à 6 mois.
Avant d’entreprendre un traitement…
· On s’assure de la réputation et de la compétence du médecin, qu’il soit dermatologue, chirurgien plasticien ou omnipraticien. «Il ne faut pas hésiter à contacter le Collège des médecins pour vérifier ses antécédents
· On prend le temps de discuter avec le spécialiste. On doit se sentir écoutée et en confiance.
· On le bombarde de questions: Depuis quand fait-il ce genre d’interventions? À quelle fréquence? Quel type de produit ou d’appareil utilise-t-il? Qui exécutera le traitement? Quelle formation ou certification possède-t-il?
Dr med Karol Chami
Le trouble de la personnalité multiple
Le phénomène aux États-Unis
En 1998, Ian Hacking [5] écrit que le trouble de la personnalité multiple, phénomène psychiatrique qui, depuis plus de trente ans, a occupé le devant de la scène aux États-Unis, a nourri des liens étroits avec le spiritisme et la réincarnation : « On pensait que certains alters pouvaient être des esprits qui élisaient domicile dans une personnalité multiple, et que les médiums pouvaient être des personnalités multiples qui offraient l’hospitalité aux esprits » [6]. Or, les thérapies de la mémoire retrouvée furent les plus efficaces pourvoyeuses de la multiplicité. Les personnalités multiples, en majeure partie des femmes, prenant leur revanche sur les chasses aux sorcières d’antan, prétendirent retrouver des souvenirs de possession par des êtres diaboliques et par Satan lui-même. Dans les années 1980 et suivantes, les pères incarnèrent ces démons.
Les cas de Sheri Storm et de Nadean Cool n’étant pas isolés aux États-Unis, une association s’est créée en 1992 à Philadelphie, pour aider les parents et les victimes de ces thérapies de la mémoire retrouvée, la False Memory Syndrome Foundation (FMSF), faisant pendant à l’International Society for the Study of Multiple Personality and Dissociation (ISSMP&D), mouvement de soutien aux personnalités multiples et dissociées, créé en 1990 par des psychiatres. La FMSF, dès sa fondation, fut composée de professionnels et de chercheurs, tels que Fred Frankel, Paul McHugh, Harold Merskey, Martin Orne, Elizabeth Loftus, Richard Ofshe, ou encore Martin Gardner, mathématicien, auteur de nombreux livres, spécialiste des mathématiques récréatives. Il est un des pères fondateurs du scepticisme scientifique aux Etats-Unis, connu entre autres par sa chronique sceptique à l’égard de la parapsychologie dans le Scientific American, ainsi que James Randi, membre fondateur du Committee for Skeptical Inquiry (Comité pour l'investigation sceptique) anciennement Committee for Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (Comité pour l'investigation scientifique d'allégations au paranormal).
Le phénomène en France
En France, on ne parle pas de cas réels de personnalités multiples, mais des œuvres de fiction mettent en scène ce trouble, misant sur le sensationnel. C’est le cas du film français, Dédales, de René Manzor, sorti le 10 septembre 2003, avec Lambert Wilson dans le rôle du psychothérapeute, Sylvie Testud, dans celui de Claude, personnalité multiple auteur de vingt sept meurtres, et de Frédéric Diefenthal, psychiatre.
Les premières paroles du film sont prononcées par le thérapeute de Claude : « L’individu n’est en fait que la somme des personnalités multiples qu’il abrite. Ce n’est qu’à nos inhibitions que nous devons cette impression d’unité que nous donnons. Ce que les autres appellent notre caractère n’est en fait que le bouclier qui protège ce que nous sommes vraiment, une enveloppe sociale destinée aux échanges. […] L’histoire de Claude est une histoire vraie. C’est un des cas les plus étranges de la psychiatrie moderne. » Cela pourrait n’être qu’un thriller ordinaire. Mais voilà, c’est un film français de 2003, qui exploite la fascination pour les personnalités multiples. À la fin du film, on a compris que si Claude est la personnalité principale, le thérapeute et le policier en charge de l’affaire sont ses personnalités secondaires ou ses « alters ». Un thriller, mais aussi une véritable histoire de fous.
En juillet 2009, une troupe de théâtre, La Compagnie Les Arrosés, a donné un spectacle intitulé Inego « sans ego ?», à l’Avant-Scène de Cognac, sur le thème de la multiplicité. Elle s’est inspirée de cas historiques, tels que ceux de Sally Beauchamp, patiente de Morton Prince, psychiatre qui, avec William James, introduisit aux États-Unis les idées de Pierre Janet sur la dissociation, et de Billy Milligan, dont Daniel Keyes retraça la vie…, avec comme argument : « Nous sommes quatre, mais en vérité je suis unique ! Qui sommes-nous ? Je suis seul, mais en réalité, nous sommes quatre ! Qui suis-je ? »
De nombreuses biographies américaines de personnalités multiples ont été traduites en français, et se vendent sur des sites comme Amazon.fr, telles que Joan, l’autobiographie d’une personnalité multiple [7] La proie des âmes [8], Les Mille et une vies de Billy Milligan [9], dont les droits ont été achetés par la Warner pour le film The Crowded room.
Les premiers cas
C’est en France, à la fin du 19e siècle, que les premiers cas de dissociation de la personnalité ont été décrits, à l'époque de Janet et de Charcot, au moment où naissaient les sciences de la mémoire, avant de disparaître du devant de la scène. Mais, à cette époque, les personnalités observées étaient seulement doubles. C’est à partir des années 1960, aux États-Unis, qu’elles devinrent multiples, très souvent après leur prise en charge par des psychiatres. Au début, la plupart des patients consultant un thérapeute pour cause de dépression, ou d’anxiété, ne présentaient pas de troubles dissociatifs. Toutefois, écrit Ian Hacking, en 1980, en raison de la médiatisation apportée à ces cas, certaines personnes annonçaient le nombre de leurs personnalités en entrant dans le cabinet du thérapeute, alors que beaucoup de praticiens ne savaient pas encore poser ce diagnostic. Peu à peu, on assista à une explosion du nombre de cas et, dans les années 1990, un patient pouvait prétendre abriter plusieurs dizaines de personnalités alternantes. Selon les psychiatres qui rapportent ces cas, les personnalités multiples seraient des « survivants », c’est-à-dire des adultes ayant été victimes d'abus sexuels précoces répétés. L’ISSMP&P, reflet de cette évolution, s’est lui-même développé rapidement : « […] on peut dire que le mouvement a germé dans les années 60, a émergé dans les années 70, est venu à maturité dans les années 80, et s’adapte aux nouvelles conditions d’environnement dans les années 90.» En ce qui concerne la composition de ce mouvement, Hacking, qui en fit partie au début, écrit qu’il est constitué à égalité de patients et de thérapeutes, qui « disent qu’eux-mêmes ont souffert de troubles dissociatifs, et ajoutent qu’ils ont retrouvé au cours de leur première thérapie les souvenirs des abus qu’ils avaient subis dans leur enfance »[10]. La « personnalité multiple » est devenue un diagnostic officiel de l’American Psychiatric Association en 1980, puis le DSM-IV, (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, utilisé en Amérique du Nord et également en Europe), l’a désignée en 1994 sous le vocable de « trouble dissociatif de l’identité », sans changer les symptômes, au prix d’une rude querelle entre les tenants de la personnalité multiple et les sceptiques, qui voulaient rompre avec le folklore des descriptions.
Divers auteurs, tels que Spiegel (1997), Spanos (1998), Hacking (1998), Rieber (1999), Borch-Jacobsen (2009)…, se sont demandé si la soudaine et terrible inflation du nombre de cas de personnalités multiples, à partir de 1970, n’était pas la conséquence de pratiques de plus en plus répandues, les abus sexuels sur les enfants. Mais allant plus loin, ils se sont demandé si ces pratiques d’abus sexuels sur les enfants étaient réellement aussi répandues ou si ce phénomène n’était pas plutôt le fait d’une obsession américaine, tendant à voir, à partir de 1960, des violences sexuelles sur les enfants, là où on voyait avant des violences physiques, comme le syndrome de l’enfant battu ou secoué.
Et demain ?
C’est pourquoi, il parait légitime de se demander si ce phénomène de personnalité multiple peut éclore, et se répandre, en France au 21e siècle, opérant en fin de compte un retour sur sa terre d’origine. On croit la France cartésienne à l’abri de ce trouble, mais on la croyait aussi à l’abri du «syndrome des faux souvenirs ». C’était ce que pensait Edward Behr : « Ce phénomène, jusqu’ici surtout américain, est-il envisageable en France ? Même parmi ceux qui croient que tout fait social américain (qu’il s’agisse de mode, de fast food ou d’autres traits de style de vie) finit par traverser l’Atlantique et s’implanter en Europe, parfois avec quelques années de retard, on peut quand même avoir un certain scepticisme. » [11] Scepticisme, pour quelles raisons ? Parce que le contexte historique et l’imaginaire social ne sont pas les mêmes en France et aux États-Unis ? Pourtant, si le phénomène de la mémoire retrouvée en thérapie a débuté chez nous dès les années 1995, et se trouve actuellement en pleine expansion, pourquoi échapperions-nous au trouble de la personnalité multiple, dont la cause prétendue sont les abus sexuels dans l’enfance dont il faudrait « retrouver les souvenirs » en thérapie ? Qu’aux États-Unis les souvenirs retrouvés d’inceste aient dérivé en souvenirs d’enlèvements et de viols par des extra-terrestres, lors de vies antérieures et d’abus rituels sataniques, et de ce fait aient perdu en partie leur crédibilité, n’est pas non plus une garantie absolue qu’ils ne s’implantent pas en France. Ils n’ont pas d’ailleurs disparu aux États-Unis [12]. Au fond, qui nous dit même que ce trouble de la personnalité multiple ou de désordre de l’identité personnelle n’existe pas en France ? Son manque de visibilité dans notre pays serait-il dû simplement au fait qu’il n’est pas encore vraiment médiatisé, ni théâtralisé comme il l’a été aux États-Unis ? Harrison Pope Jr. dit soupçonner que les deux plus grands facteurs, qui ont aidé l’imagination à donner de la consistance aux «souvenirs refoulés» au 20e siècle, sont la psychanalyse et Hollywood. Il écrit : « Le film est un médium parfait pour propager l’idée des souvenirs refoulés. »
Richard Ofshe, dans son livre Making Monsters, constatait en 1994 que les partisans américains de la mémoire retrouvée élargissaient de plus en plus leurs frontières, pour donner toujours plus de crédibilité à leurs affirmations : « Récemment les thérapeutes audacieux de la mémoire retrouvée ont commencé à donner des conférences et à vendre leurs livres et leur littérature à travers l’Europe. » (p.3) Hacking remarque, lui aussi, que ce sont les partisans américains du mouvement de la personnalité multiple, qui ont commencé à le propager en Europe, aux Pays-Bas : « Le seul pays européen où la personnalité multiple prospère sont les Pays-Bas, et encore cette floraison, disent les sceptiques, est largement entretenue par les nombreuses visites qu’effectuent dans ce pays des membres dirigeants du mouvement américain. »[13].
En 1998, Hacking avait écrit, parlant de la personnalité multiple : « Cette maladie qui semblait inexistante il y a vingt-cinq ans, connaît aujourd’hui un développement sans cesse croissant dans toute l’Amérique du Nord, fait partie intégrante des critères diagnostiques officiels pour désigner ce qui vient d’être rebaptisé « trouble dissociatif de l’identité ». La dissociation en fragments de personnalité aurait pour origine, d’après les théories actuelles, les abus subis lors de l’enfance et longtemps oubliés. »[14] Hacking voit dans le trouble de personnalité multiple une maladie psychique éphémère, qui appartient à une époque, et à une société, et disparaîtra avec elles, comme a disparu l’hystérie de Charcot après sa mort.
McHugh[15] partage ce point de vue. Le phénomène de personnalité multiple disparaîtra, si l’on change de regard et de méthode.
De même, Nicholas Spanos, en 1998 : « Actuellement, le TPM semble être un syndrome culturel. L’explosion du nombre de cas depuis 1970 paraît être restée confinée à l’Amérique du Nord. Le diagnostic de TPM est très rarement fait en France moderne, en dépit de sa prééminence au tournant de ce siècle en tant que centre d’étude du TPM. Le TPM est également rarissime en Grande-Bretagne, en Russie et en Inde et un sondage récent au Japon n’est pas parvenu à en trouver ne fût-ce qu’un seul cas. »[16]
Les choses en resteront-elles toujours là ?
Dr med Karol Chami
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